une désertation de vos espaces
tes traces de truffe sur la vitre qui mouillent
tes poils de partout qu'on ne finit pas de trouver
tes joies infinies et tes cricrises délurées
tes câlins, tes non dits
tes petits yeux de Disney
tes aboiements effrénés
quand tu faisais les pupuces
et quand je revenais du bus
que je t'appelais et que tu me guettais
toujours derrière la porte tu étais
tout ça je ne pourrais plus le faire
c'est fou comme tu me manques mon pépère
ta goinfrerie de midi
d'après-midi et du soir aussi
toujours en train de mendier
le moindre petit bout
devant le frigo devant l'évier
mon petit joli mon bébé chou
qu'est ce que je donnerais pour t'avoir encore à moi
encore juste une petite fois
je t'aimais je t'aime et je t'aimerai
jamais je ne t'oublierai...

